Spécialiste de l’extrême, Alban Michon quittera le territoire français le 5 mars prochain. Direction l’Arctique et le mythique « Passage du Nord-Ouest » qui relie l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Une expédition en solitaire et à ski. Une première mondiale mais aussi un exploit sportif au service des générations futures. Une expédition dont Remmedia est partenaire.

Arktic : un énorme enjeu environnemental

Le Passage du Nord-Ouest permet aujourd’hui de raccourcir d’environ
6 000 km le trajet maritime actuel entre l’Europe et l’Extrême Orient.
Menacé par le réchauffement climatique et par les activités commerciales croissantes, cet environnement est en voie de disparition.
C’est pour éduquer, sensibiliser qu’Alban Michon va emprunter cette voie mythique, afin de garder une trace et emmener le grand public à réfléchir par le biais d’images inédites.

« Ce parcours n’est pas choisi au hasard. Il y a une dizaine d’années, sur ce grand chenal au nord du Canada, il y avait la place de faire passer seulement 4 ou 5 bateaux. Depuis 2016, environ 150 bateaux y arrivent car il y a moins de glace. Le premier navire avec 1 000 passagers à son bord a même réussi la traversée. Ce canal est intéressant car le transport maritime est le transport qui pollue le plus. Pour passer de l’Atlantique au Pacifique les bateaux passent habituellement par le canal de Panama. S’ils passent par ce canal arctique, ils vont économiser entre 4 et 5000 kms soit 15 jours de navigation. C’est intéressant pour la protection de l’environnement. Néanmoins, en empruntant ce nouveau chenal, ils vont aller dans des zones sauvages et préservées. On se pose alors plein de questions. Il y a des enjeux politiques, économiques… C’est cette histoire que je veux raconter d’une manière ludique et factuelle ».

Arktic : un programme scientifique

En plus de son côté aventurier de l’extrême, Alban Michon n’en oublie pas pour autant le volet scientifique. Il travaillera ainsi sur la réactivité du cerveau en milieu extrême et sur la mesure de la pollution atmosphérique au Nord du Canada.

Il participera donc à 3 programmes scientifiques :

  • La récolte du plancton afin d’étudier son ADN pour aider à mieux appréhender les effets du changement climatique et des pressions des activités humaines sur l’océan.
  • L’étude de la pollution atmosphérique permettra d’effectuer depuis le sol des mesures de l’atmosphère et de les comparer avec celles prises par un satellite.
  • Enfin, une étude de la réactivité du cerveau en milieux extrêmes permettra d’effectuer des tests de vigilance et de neuropsychométrie afin de contrôler la performance cérébrale du sujet en milieux extrêmes.

Arktic : départ d’un village Inuit

Avec un départ prévu autour de la mi-mars du village inuit de Kugluktuk, où les températures atteignent –45°c, Alban Michon suivra les traces de l’explorateur norvégien Amundsen qui a été le premier à franchir avec son équipage le passage du Nord-Ouest après un voyage de plus de 3 ans en 1906.

Durant deux à trois mois et sur environ 1 500 kms, Alban Michon sera seul sur la glace, simplement équipé d’une paire de ski, d’une voile de kitesurf et de deux traîneaux au milieu des ours blancs, des bœufs musqués ou des renards polaires. Les températures polaires l’obligeront à absorber plus de 5000 Kcal/jour.

Pour des raisons de sécurité, Alban Michon sera relié en permanence par satellite à une base arrière.

 

Pour plus d’infos, voici le lien de son site http://albanmichon.com/index.php/site/page/Plonge-avec-lui